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Vie à l'INSA

Rénover pour consommer moins – Le point sur la rénovation énergétique de l’école

Géothermie, isolation, économies d’énergies, recyclage des déchets… l’INSA Strasbourg met en œuvre depuis plusieurs années une démarche de rénovation et d’amélioration énergétique et environnementale… Petit tour d’horizon commenté par Amir Nahavandi, responsable du service patrimoine et logistique.

Construit dans les années 50 avant plusieurs extensions successives, le bâtiment principal de l’INSA Strasbourg n’avait pas subi de rénovation majeure depuis les années 60. C’est dire si les travaux de rénovation s’imposaient pour répondre aux enjeux actuels d’efficacité énergétique.

Mix géothermie et gaz

L’INSA se chauffe en premier lieu avec une énergie renouvelable et gratuite, celle de la chaleur de l’eau de son sous-sol, grâce à une pompe à chaleur géothermique eau/eau qui alimente les radiateurs. Deux puits creusés sous le bâtiment permettent d’échanger les calories de l’eau de deux nappes phréatiques. « La pompe à chaleur est très efficace en intersaison. Quand il fait très froid, la chaudière gaz à condensation prend le relais » commente Amir Nahavandi.

Cette rénovation de la chaufferie a été entreprise en 2014. La géothermie représente 75 à 80% de l’énergie pour le chauffage. Et il en faut de l’énergie, car il y a 28 000 m2 à chauffer ! Elle a permis d’économiser 60% de la consommation en gaz. Même si, parallèlement, la consommation électrique, elle a augmenté de 20%, car la pompe à chaleur consomme de l’électricité.

Dans quelques années, la chaufferie sera équipée d’une deuxième pompe à chaleur ainsi qu’une chaudière à cogénération qui pourra aussi produire de l’électricité.

L’isolation : le cheval de bataille

Les bâtiments n’étaient pourvus d’aucune isolation. Les travaux sont engagés depuis 2011 pour améliorer le confort et réduire les déperditions énergétiques, et ils se poursuivent. « Avec ces travaux, on diminue les consommations énergétiques d’année en année » souligne-t-il. Les façades des bâtiments C, L  et T (en partie) sont isolées par l’extérieur, et les ouvrants en simple vitrage ont été changés.

Dans le cadre de l’Opération Campus, ce sera au tour du bâtiment A, T (l’autre partie) et de la toiture. Au terme des quatre ans, l’ensemble des bâtiments sera rénové. L’objectif est d’atteindre le niveau de consommation équivalent au label Effinergie (bâtiment à basse consommation).

Électricité : LED et détecteurs anti-gaspi

Pour éviter les gaspillages et maîtriser les consommations, des détecteurs de présence pour l’éclairage ont été installés dans les couloirs, puis dans les bureaux, et les éclairages ont été remplacés par des LED. Dans les bureaux toujours, de nouvelles lampes qui régulent leur intensité lumineuse automatiquement en fonction de la lumière naturelle extérieure, remplacent progressivement les anciennes.

Au final, les consommations électriques restent stables depuis 2014, en dépit d’une augmentation des besoins et équipements (informatique, serveurs, machines des plateformes…).

Une gestion centralisée automatisée

L’INSA s’est également dotée d’une gestion technique centralisée (GTC) qui gère d’une manière automatique l’électricité et le chauffage. Ce système de régulation permet d’économiser 4 à 10% d’énergie. Ainsi, par exemple, les lumières s’éteignent à minuit, les stores extérieurs se déploient pour éviter les surchauffes en été, en fonction des données envoyées par la station météorologique présente sur le toit. Cela concerne les parties rénovées des bâtiments L et T, le bâtiment C en sera équipé à la fin des travaux d’isolation extérieure.

Trier pour recycler

Papier, métal, verre, mais aussi batteries usagées et matériel informatique en fin de vie, cartouches d’imprimante, capsules de café… Tous ces déchets sont triés, collectés et recyclés. Cinq espaces de collecte existent dans l’enceinte de l’INSA Strasbourg : à l’entrée, au rez-de-chaussée devant les machines à café, devant l’amphi Arts et Industries, dans le salon des enseignants et au 2e étage du bâtiment E). Les papiers sont aussi collectés dans les bureaux.

Cette démarche est progressive et en amélioration continue. Si les techniques et les équipements évoluent pour être plus économes, cela suffira-t-il pour contrebalancer les usages liés à l’explosion du numérique ?

par Stéphanie Robert

Crédit photo : Amir Nahavandi

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